| 2009 | Europan 10 : Colonisation Symbiotique Projet d'aménagement du futur quartier Champoulant situé sur la commune de l'Isle d'Abeau |
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Maîtrise d’ouvrage : Architectes : Mission : Lieu : Surfaces : Montant des travaux : |
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Problématique générale - Concept La colonisation durable Comment mettre en oeuvre une nouvelle philosophie de l’occupation durable du territoire? Conçues voici près de quarante ans, la ville nouvelle de l’Isle d’Abeau réunit au sein des cinq communes qui la composent plus de 40 000 habitants. |
Malgré l’appel à un certain nombre de procédures d’exception et la constitution d’un vaste champ d’expérimentations en matière d’urbanisme d’habitat et de vie sociale, les conditions d’émergences de la ville nouvelle ont posé des problèmes. Elles ont fragilisé sa viabilité au cours des premières années. Associées à la difficulté pour l’établissement public de faire adhérer les acteurs locaux au projet, ces années de débats ont laissé des traces dans la mémoire politique locale. | Aujourd’hui, cette ville-laboratoire conserve un fort potentiel de développement et d’innovation. |
Le concept du projet repose sur une analogie au développement cellulaire organique. Si la ville nouvelle des années 70 peut être appréhendée comme une sorte de prothèse artificielle implantée dans le corps territorial, produisant inconfort, réactions allergiques, voire rejet de l’organisme, notre attitude de projet s’apparente complètement à de la greffe de cultures cellulaires, cultivées à partir de cellules souches issues du milieu même qu’elles vont coloniser.
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Les cellules évoluent et se développent dans leur cytoplasme, territoire fertile support de leur croissance. Leurs noyaux intègrent les caractères génétiques initiaux propres à chacune d’elles adaptés au milieu originel. Le développement et la multiplication cellulaires par mitose ou méiose croisent ces caractéristiques initiales pour créer de nouvelles variétés métissées. Ainsi, le projet prend appui sur les différentes cultures propres au territoire, croisées avec les trois grands enjeux du développement durable, pour proposer une évolution symbiotique adaptée au contexte. |
Les problématiques écologiques, économiques et sociales sont abordées, dans la genèse du projet, dans des zones de concentrations cellulaires distinctes. Petit à petit, les échanges entre cellules aideront l’organisme à se développer, nourrir des croisements, et permettre la prise en compte des questions de durabilité à toutes les échelles du projet. |
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Problématiques urbaines et architecturales Pour répondre à la question de la colonisation durable, le projet explore différentes problématiques qui vont constituer ou traverser chacun des niveaux de la proposition. La philosophie générale est de créer une symbiose entre le territoire sur lequel s’implante le projet et les différentes thématiques constitutives de la réflexion. |
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Problématique écologique |
Problématique économique et sociale Depuis quelques années, la question de l’accessibilité au logement devient de plus en plus préoccupante. Le nombre de mal logés en France à dépassé les trois millions en 2006 ! Le programme de construction d’habitat social est en panne. Les coûts de construction et le prix du foncier s’envolent. Le système bancaire, frileux et sélectif ne permet plus à certaines classes sociales ou classes d’âge d’accéder à la propriété. La question du mal logement, au centre du débat politique actuel, ne peux pas être occultée. Nous pensons qu’il est possible de développer des solutions constructives et architecturales légères permettant de répondre aux besoins d’une frange de la population ne pouvant accéder à la propriété que dans une gamme de coûts de construction située en dessous des seuils habituels. Parallèlement, le développement de micro activités, de filières de production et de consommation locales, sont aussi des stratégies à mettre en place afin de favoriser les échanges économiques au sein du quartier. Enfin, la mise en place de structures favorisant la réapparition de systèmes d’entraide et de consommation partagée, participeront à la mixité et à la soutenabilité économique et sociale du projet. |
Problématique culturelle Par la mise en place d’une démarche prospective sur une nouvelle philosophie de l’occupation durable du territoire, le projet peut devenir naturellement le support culturel d’un nouveau rapport à notre espace de vie. La création d’activités pédagogiques en rapport à la construction et à la gestion du territoire, la mise en place d’un pôle culturel associatif, peuvent devenir les vecteurs d’une véritable culture de la durabilité, moteurs de la dynamique de développement du projet. |
Problématique constructive Ancré sur ce territoire du nord Isère riche de ses cultures constructives traditionnelles et de ses filières technologiques de pointe, le projet doit pouvoir porter les filières de matériaux locaux. La culture de l’innovation constructive doit être mêlée au bon sens de l’architecture vernaculaire. Nous défendons une architecture située, prospective mais basée sur les qualités du patrimoine existant, évolutive et participative. Prenant appui sur le rayonnement pédagogique des Grands Ateliers de l’Isle d’Abeau, et sur une organisation associative innovante, nous proposons la mise en place d’une stratégie de construction intégrant une part d’auto-construction assistée. Au delà des apports économiques de cette approche, l’organisation même de la construction pourra être un élément fédérateur de la constitution collective du quartier. |
Problématique énergétique Face aux enjeux liés à la fois à la raréfaction des ressources et à la production massive de gaz à effet de serre par l’utilisation d’énergies fossiles non renouvelables, la question énergétique est devenue une des préoccupations centrales de tout projet de construction ou d’aménagement du territoire. Misant sur le solaire comme principale source d’énergie dans le futur, le projet se doit d’être pionnier dans ce domaine. Outre la question de l’autosuffisance et de la mise en place de stratégies passives et actives permettant d’y répondre, nous pensons que la problématique énergétique doit être élargie à celle du transport. Mobilité et énergie sont intimement liées, et l’architecture support de multiples systèmes de micro centrales de production va devenir naturellement la clefs de voûte de ce nouveau triptyque. |
Problématique des transports Du fait de sa position géographique, à l’échelle locale et l’échelle régionale, le site d’étude se situe au coeur des préoccupations liées à l’évolution des schémas de mobilité individuelle. La présence en son sein de la gare SNCF le place comme plaque tournante de l’intermodalité future. Nous abordons la problématique des transports comme partie intégrante de la réflexion d’aménagement du territoire. Notre proposition vise à la mise en place des conditions permettant une diversification de l’offre des transports et notamment une vision prospective de l’utilisation de la voiture par la création, à l’échelle du quartier, d’un système de gestion partagée. |
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Projet situé Champoulant, un emplacement stratégique Le futur quartier Champoulant, très proche de la gare de l’Isle d’Abeau accueillera bien évidemment ces migrants du quotidien. |
Un vecteur d’aménagement, le véhicule électrique A l’échelle de la communauté de communes ou de la région les centres d’attractivité ne restent atteignables, dans un temps relativement court, qu’en train ou véhicule motorisé. Faisons le pari des énergies renouvelables et de la diminution des rejets de gaz à effet de serre. Parions sur la pertinence du développement d’un réseau de parking relais pour véhicules électriques car au départ de l’Isle d’Abeau tous les trajets compris entre 20 et 200 km se parcourent plus rapidement en voiture qu’en train. Outre l’augmentation du trafic ferroviaire, la présence d’un vrai parking relais à l’abord de la gare participera aux développement des communes environnantes. Propriétaire ou locataire d’un scooter ou d’une voiture électrique, tout le monde pourra y laisser son véhicule le temps qu’il s’y recharge. Des bornes de location permettront au gens d’emprunter un véhicule et de le rendre à un autre parking relais. Propriétaire ou non d’un véhicule personnel, les futurs habitants du quartiers accéderont très facilement à pied ou à vélo aux abords de la gare. |
L’articulation, un parking relais - pôle des énergies Partons donc du principe que l’on essaiera de mutualiser au maximum l’usage des véhicules de transport. En dehors de la route qui desservira le collège et les locaux d’activité/commerces, les voies d’accès aux logements limiteront le passage des voitures et empêcheront le stationnement. Le point de convergence des flux (piéton, vélo, voiture) qui traverseront le quartier sera matérialiser par un bâtiment renfermant un parking relais à l’entrée du quartier, un pôle de communication sur la gestion des énergies renouvelables, et une chaufferie à cogénération. |
Dispersion des cellules souches Les logements |
Le "Vallon vert" Cette bande de terrain en grande partie inconstructible, absorbe et draine une partie des flux d’habitants qui se rendent à pieds ou en vélo à la gare. Elle acquerra avec l’apparition du quartier Champoulant un véritable statut d’espace tampon propice à la rencontre, l’échange et la détente. L’agrandissement de la réserve d’eau dont une partie sera réservée au lagunage, la requalification des liaisons douces existantes et la création d’aménagements paysagers, revaloriseront ce vallon vert au fond duquel la végétation restera dense et sauvage. La zone constructible résiduelle de cette bande verte définira des espaces de terre à cultiver. A l’échelle du quartier, potager, verger et ferme pédagogique y verront le jour, suscitant de l’intérêt pour la création d’un petit marché solidaire. Cette ferme bordera l’étang, la rivière, et profitera du lien direct avec la chaufferie et la maison des énergies. |
La "zone d’activités" Un grand espace arboré longera la route en remontant depuis la « placette ». Cet espace vert à la végétation plus calibrée ressemblera à une grande pelouse-prairie servant de deuxième cour aux jeunes du collège et d’aire de détente aux habitants des environs. Adossés à la bande d’unités de logements R+3, quatre bâtiments R+1 seront affectés à des activités de service. Au pied de cette frange verte, « la placette » hébergera crèche et commerces, type épicerie, boulangerie, presse-tabac ou autre. Il ne s’agit pas d’ignorer la proximité du collège mais bien au contraire, de créer un espace naturel de qualité offrant une vue sur l’ensemble de la vallée, qui permette de canaliser les « velléités d’évasion », de profiter du paysage et d’encourager les rencontres. |
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Principes constructifs Les murs en pierre sèche |
Système Masse-Ossature Plan de base Le Bloc Terre, invariant |
L’ossature bois, adaptée Le module de pièce à vivre préfabriqué |
Les Grands Ateliers de l’Isle d’Abeau La toiture, protectrice et unificatrice |
Stratégies thermiques Stratégies actives |
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